Je ne sais pas si mon témoignage donnera de l'eau à ton moulin, mais bon, je me lance...
Certain(e)s ici savent que j'ai deux filles, âgées l'une de 27 ans et l'autre de bientôt 25...
Toutes les deux, l'une après l'autre "m'ont fait un truc" à la fin de leur adolescence ou plutôt au début de leur statut de jeune adulte.
La grande, c'est un tatouage.
La cadette un piercing.
Mon état d'esprit quand la grande est revenue avec son tatouage ?
"Ben woilà... mon bébé si parfait quand je l'ai mis au monde est modifié maintenant...

"
Idem pour la cadette, (piercing en dessous de la lèvre inférieure, souvenir de vacances en Espagne passées avec son petit ami de l'époque avec qui elle n'est plus, bref...) ma réaction (navrée) ayant été : "Bon courage, quand ton père verra ça..."
Qui plus est, j'ai lu des trucs sur les tatouages et la position des religions vis à vis d'eux, et même si je ne suis (du verbe suivre) aucune religion en particulier, je reste encore sensible à elles : et bon, en se tatouant, on modifie ce que Dieu a créé (et ça rejoint mon rejet instinctif et maternel mentionné plus haut).
Bon, il se trouve que le temps passant ma cadette a viré et le copain et le piercing...
Et l'aînée (l'infirmière) même si elle pense parfois à le faire effacer, l'a toujours...
Ah oui, il faut que je vous dise... son tatouage, c'est un petit ange stylisé, qu'elle porte sur la nuque.
Un jour, aux urgences de l'hôpital parisien où elle travaillait,(ce jour-là, cheveux non attachés et couvrant donc l'ange en question), est arrivé un malade un peu (trés ?) psy, trés agité, incontrôlable et trés bruyant. Ma fille affairée, arrive à l'accueil, ignorante de l'esclandre qui venait de se produire dans la salle d'attente où se trouvait le gars, celui-ci se calme brusquement, la regarde, puis la montre du doigt et lui dit : "Vous, vous êtes un ange

!!!"
Bon, dès qu'elle est repartie, il a recommencé son cirque jusqu'à l'arrivée du médecin...
Pour le coup, elle hésite à faire enlever son tatouage, parce qu'elle est convaincue que certains "malades" psy sentent les choses, et elle se dit (en fait elle ne sait pas ce qu'elle se dit, juste qu'elle trouve étrange que ce malade ait "deviné" le symbole marqué sur sa peau... et que... bon, c'était comme une confirmation de sa vocation... ou je ne sais quoi... bref, elle garde son tit ange...