Nous avons tous des endroits qui nous sont particuliers, d’où il peut y avoir une belle vue ; un lieu où s’asseoir à côté d’une rivière au courant rapide ou un coin abrité du jardin où nous pouvons nous asseoir au crépuscule et jouir du chant des oiseaux. Où nous pouvons avoir un siège ou un endroit favori d’où nous regardons par la fenêtre, ou un coin confortable où nous aimons à écouter la musique, à la lueur des chandelles. Ces endroits restaurent et nourrissent notre âme, qui est si souvent négligée dans nos tâches pratiques quotidiennes – nous pouvons être en ces lieux, en contact avec notre soi essentiel, et nous relaxer.
Quand nous développons notre conscience chamanique, il est utile d’avoir un lieu de pouvoir sacré dans le monde extérieur, dans lequel nous pouvons nous sentir en communion profonde avec la Toile de la Vie et nos compétences sacrées. Ce lieu de pouvoir est un pont ou une porte servant de passage entre cette réalité conventionnelle et l’Autre Monde des esprits.
Un chaman a au moins un lieu de pouvoir où il est totalement en sécurité, et à l’aise – un endroit où rencontrer les esprits alliés, demander de l’aide et se livrer à de longues périodes de réflexions ou de travail d’équilibrage. Cet endroit sacré se trouve aussi en nous, souvenu dans l’œil du mental, comme refuge et source de nourriture et de stabilité ; l’imagination permet d’y accéder, quand la vie est au comble de l’agitation.
Ce lieu de pouvoir peut se trouver dans un autre pays, et n’être visité qu’une ou deux fois par an : ou il peut être dans le parc voisin et visité chaque jour. Parfois, il a un dessein spécifique : guérir, danser ou jeûner. Il est possible d’avoir plusieurs lieux de pouvoir à des fins diverses…